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Ressources

Halte Soins Addictions

Les rapports et évaluations d’Argos

Depuis 2016, chaque rapport publié sur la Halte Soins Addictions a conclu en faveur de sa pérennisation. Ils sont tous rassemblés ici.

La Halte Soins Addictions est un dispositif expérimental ouvert en 2016 proposant, dans le cadre de ses missions de réduction des risques : un accueil ouvert 7 j/7, un accès aux droits et aux soins, un espace de consommation supervisé par des professionnels, et enfin un dispositif de soin et d’hébergement pour Argos à Strasbourg.

Nos missions

Réduire la mortalité et les morbidités infectieuses ainsi que l’exclusion sociale des usagers de drogues ne fréquentant pas les dispositifs de réduction des risques et de soins existants, par l’ouverture d’un espace sanitaire de consommation de produits psychoactifs. C’est un outil de contact complémentaire des autres dispositifs de première ligne.

La Halte Soins Addictions participe activement à la tranquillité publique, à la veille sanitaire et à l’accès aux soins des personnes accueillies.

Le public de la Halte Soins Addictions

2 633

personnes différentes ont fréquenté la HSA depuis 2016

786

personnes en file active en 2025

19 088

passages en 2025, un record depuis l’ouverture

La Halte Soins Addictions Argos, quai Ménachem Taffel à Strasbourg

Les principaux produits consommés, en 2024

Les produits majoritairement utilisés en espace de consommation sont la cocaïne pour 46 % et les opiacés pour 52 %, dont le fentanyl à 33 %.

Le mode de consommation reste majoritairement l’injection pour 68,3 %, puis l’inhalation pour 27,8 % et le sniff pour 3,8 %.

En parallèle, nous proposons des consultations de médecine générale, de psychiatrie, des consultations psychologiques et infirmières, ainsi que des entretiens sociaux.

Les rapports d’activité d’Argos

L’évaluation scientifique de l’INSERM, 2021

Évaluation scientifique des salles de consommation à moindre risque de Strasbourg et de Paris.

La mission « flash » parlementaire, 2021

Mission flash sur les salles de consommation à moindre risque, par Mme Caroline Janvier et M. Stéphane Viry, rapporteurs.

Autres ressources et textes de référence

Ce que concluent ces rapports

Le rapport de l’IGAS et de l’IGA a été commandé par les ministres de l’Intérieur et de la Santé au printemps 2024. Il repose sur une consultation approfondie au cours de laquelle plus de 170 personnes ont été auditionnées, incluant des riverains, des usagers de drogues, des professionnels des Haltes Soins Addictions et de la réduction des risques, des représentants de la police et de la justice, des élus locaux et des responsables institutionnels. Ce rapport conclut à la nécessité de pérenniser les salles et à leur passage dans le droit commun.

Tous les rapports établis depuis l’ouverture ont conclu en faveur d’une pérennisation des Haltes Soins Addictions, du fait de :

  • l’amélioration de la tranquillité publique — les salles n’engendrent pas de délinquance ;
  • l’amélioration de la santé des usagers ;
  • de bénéfices collectifs : économie de santé, accès facilité aux droits et aux soins, lien avec un public très précaire et très éloigné des politiques publiques ;
  • l’intérêt de la veille sanitaire : émergence de nouveaux produits, de nouvelles consommations et pratiques.

L’enjeu de la pérennisation

Où en est-on ? La deuxième phase d’expérimentation s’achevait le 31 décembre 2025. La décision ministérielle n’est tombée que le 30 décembre : non pas une pérennisation, mais une prolongation de l’expérimentation pour une troisième phase de deux ans, jusqu’au 31 décembre 2027. Le statut précaire d’Argos demeure.

Il y a donc toujours nécessité d’inscrire dans le droit commun les Haltes Soins Addictions afin de prévoir, en droit, la possibilité d’ouvrir de nouveaux espaces de consommation supervisés et de pérenniser les deux structures existantes.

Les risques d’une fermeture seraient une augmentation des consommations de rue et des situations d’errance, des risques de majoration d’épisodes de surdoses et de passages aux urgences, une dégradation de la tranquillité publique, un contact perdu avec des populations éloignées du soin, et une baisse significative de la prévention des crises sanitaires — opioïdes, cocaïne. De plus, si aucune autre Halte Soins Addictions ne voit le jour, cela engendrerait une inégalité sociale et territoriale de santé.