Parler de mes consommations
En parler auprès de professionnels de santé est un premier pas pour réduire les risques, prévenir l’apparition d’une addiction, ou, si elle est déjà installée, s’en libérer.
La consommation de substances psychoactives — alcool, tabac, cannabis, cocaïne, héroïne… — et les conduites addictives — jeux d’argent, pornographie, écrans… — peuvent avoir des conséquences négatives sur la santé et la qualité de vie. Ces consommations peuvent devenir une addiction et enfermer dans un cycle duquel il est difficile de sortir.
Des signaux qui peuvent vous alerter
Il n’y a pas de moment précis pour en parler. Ces signes peuvent vous aider à identifier où en est votre consommation, mais il y en a d’autres.
- Vous avez régulièrement besoin de consommer et vous y pensez sans cesse, notamment quand vous avez consommé peu de temps avant.
- Vous remarquez que votre consommation prend de plus en plus de place dans votre vie quotidienne et elle commence à vous déborder, ou votre entourage vous alerte sur votre consommation.
- Vous consacrez beaucoup de temps dans les recherches liées à votre consommation.
- Vous avez besoin de consommer de plus grandes quantités pour obtenir les effets désirés.
- Quand vous ne consommez pas, vous vous sentez mal et ressentez des symptômes tels que de l’irritabilité, des troubles du sommeil, de la fatigue ou des troubles dépressifs.
- Vous avez des difficultés à remplir vos obligations dans votre vie personnelle ou au travail.
- Vous consommez même si cela vous met en danger ou met en danger les autres — risque de surdose, d’accident. Il vous arrive parfois de devenir violent.
- Vous rencontrez des difficultés dans vos relations amicales, conjugales, familiales ou professionnelles.
- Vous essayez régulièrement de réduire votre consommation.
- Vous faites moins d’activité, vous vous isolez au profit de la consommation.
- Vous avez des problèmes de santé qui apparaissent, liés à votre consommation.
Si vous estimez que votre consommation est devenue débordante, si vous estimez que vous y êtes dépendant ou si vous ressentez juste l’envie d’aborder le sujet avec un professionnel, par exemple pour adopter des pratiques à moindre risque, n’hésitez pas à contacter une structure qui peut vous accompagner et vous soutenir, ainsi qu’à vous entourer de vos proches.
Vers quel dispositif se tourner ?
Le CSAPA
Au sein des deux CSAPA de Strasbourg et Molsheim, une équipe pluridisciplinaire vous propose un accompagnement, de la prévention et des soins en addictologie.
Le CAARUD rue Kuhn
L’équipe vous accueille anonymement afin de parler librement de vos consommations et de vous proposer des pratiques à moindre risque.
Consultations Jeunes Consommateurs
Des professionnels accompagnent les jeunes de 12 à 25 ans de manière anonyme, confidentielle et gratuite, à Molsheim et Schirmeck.
Les Étudiant.e.s Relais Addicto
Spécifiquement dédiés aux étudiant.e.s strasbourgeois.es, ils sont là pour écouter, orienter et intervenir sur les questions de consommation et d’addiction.
La Halte Soins Addictions Argos
Ouverte toute l’année de 13h à 19h. Vous pouvez y récupérer du matériel et profiter de l’espace de consommation, où des professionnels de santé vous conseillent.
Détours
Une consultation spécifique pour les jeunes en situation d’isolement et de rupture sociale, et pour leur entourage.
Consultez votre médecin généraliste
Si vous vous sentez à l’aise d’en parler avec votre médecin, vous pouvez le consulter pour aborder vos consommations et vos questions avec lui. Ithaque anime par ailleurs un réseau de microstructures, où un psychologue et un travailleur social interviennent directement au cabinet.
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