HSA ARGOS
Halte Soins Addictions — dispositif expérimental d'espace de consommation supervisé
2025 : dernière année de la 2e phase d'expérimentation. La décision ministérielle n'est tombée que le 30 décembre — non pas une pérennisation, mais une prolongation de l'expérimentation pour une 3e phase de 2 ans, jusqu'au 31 décembre 2027. Le statut précaire d'Argos demeure.
Évolution de la file active
Passages annuels
Contexte 2025 — l'enjeu de la poursuite du dispositif
Ouverte en 2016, la HSA (Halte Soins Addictions) est un dispositif expérimental du CAARUD qui propose, dans le cadre de ses missions de réduction des risques, d'accès aux droits et aux soins, un accueil, ainsi qu'un espace de consommation supervisé.
2025 a constitué la dernière année de la seconde phase de trois ans d'expérimentation du dispositif. Elle a été particulièrement anxiogène pour les personnes accueillies et l'équipe, dans la mesure où la décision des pouvoirs publics quant au statut des HSA à l'issue de l'année n'a été rendue que le 30 décembre par arrêté ministériel. En plus de cela, la pérennisation souhaitée et attendue n'a pas eu lieu. C'est une prolongation de l'expérimentation qui a été prononcée pour une troisième phase de deux ans supplémentaires, jusqu'au 31 décembre 2027. Le statut précaire des HSA et d'Argos demeure, avec une nouvelle évaluation à la clé, en dépit des évaluations scientifiques et inspections antérieures qui ont toutes été favorables en démontrant leur intérêt en matière de santé et de tranquillité publique.
L'année 2025 aura donc en grande partie été consacrée à un travail de plaidoyer/lobbying auprès des autorités visant la continuité de l'activité plutôt qu'à l'activité elle-même. Le quatrième colloque international sur les HSA organisé en 2025 par Ithaque, et dont il sera question plus loin, a participé de ce travail de défense et de déploiement de ces fragiles dispositifs. Par la force des choses, ce travail sera d'ores et déjà poursuivi en 2026 dans la perspective de la proche échéance du 31 décembre 2027.
File active et activité globale
Depuis l'ouverture, 2 633 personnes différentes sont venues à la HSA. Elles ont été 786 à la fréquenter en 2025, année qui a connu la file active la plus importante après 2023 (824 personnes), après une baisse observée en 2024 (739 personnes). Parmi ces personnes, 214 ont été incluses dans l'année, soit 27,2 % de la file active globale. Ce qui indique, comme nous l'observons depuis plusieurs années (28,4 % en 2024), un renouvellement significatif du public avec plusieurs nouvelles inclusions effectuées chaque semaine. La part des femmes parmi la file active (16,3 %), bien qu'encore faible, poursuit une augmentation progressive observée depuis 2023 (14,2 %). Le projet d'extension des horaires de la HSA, remis dès 2024 à l'ARS pour proposer un accueil spécifique aux femmes en vue d'améliorer leur accès au service, n'a pas encore été retenu à ce jour.
629 personnes ont utilisé l'espace de consommation, soit 80 % de la file active, en hausse par rapport aux années précédentes (76,2 % en 2024 ; 74,9 % en 2023). Toutes ces personnes accueillies dans l'année ont représenté un total de 19 088 passages, fréquentation la plus importante depuis l'ouverture (17 741 en 2024). Cela a donné lieu à 14 113 actes et entretiens menés par l'équipe pluridisciplinaire (14 101 en 2024) : délivrances de matériel de réduction des risques, accompagnements aux pratiques de consommation, entretiens de réduction des risques et de réassurance, soins infirmiers, démarches administratives et sociales, consultations médicales, psychiatriques, psychologiques, TRODs, accompagnements extérieurs.
À noter une hausse significative des entretiens médicaux (244 en 2024), liée à une augmentation du temps médical passé à 0,5 ETP à partir du dernier trimestre. Face aux besoins repérés chez les personnes accueillies, cela représente désormais quatre permanences hebdomadaires tenues par deux médecins qui proposent toujours des consultations sans rendez-vous, essentiellement à des fins d'orientations, soit vers l'hébergement adossé à la HSA, vers un CSAPA, vers l'unité de sevrage complexe des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, vers une hospitalisation ou encore vers des spécialistes.
Ce travail d'accueil et d'orientation est porté par l'ensemble de l'équipe et les autres professionnels qui œuvrent au quotidien, chacun de leur place et à partir de regards croisés, pour répondre aux besoins des personnes, conformément aux missions du service. Les demandes d'admission vers le dispositif de soins avec hébergement adossé sont ainsi traitées par tous les professionnels qui y ont orienté 35 personnes hébergées en 2025. Sans compter les demandes qui n'ont pas abouti, soit parce que non acceptées ou alors abandonnées en cours par les personnes.
L'accès à l'hébergement et au logement constitue un enjeu majeur : depuis 2020, nous observons une augmentation croissante des personnes sans-abri (de 11 % à 28 % de la file active), alors qu'elles sont parallèlement de moins en moins nombreuses à vivre dans un logement indépendant (de 40 % à 29,9 %). Chaque jour, les professionnels composent plusieurs fois le numéro d'appel 115 pour tenter de trouver des solutions d'hébergement d'urgence.
Espace de consommation supervisé
8 679 sessions de consommation ont eu lieu en 2025 (auxquelles s'ajoutent celles réalisées en dehors des temps d'ouverture de la HSA par les personnes hébergées qui y ont accès 24h/24).
Produits consommés
La cocaïne reste toujours le premier produit utilisé en espace de consommation et connaît même une augmentation significative par rapport à 2024 (55 % des sessions de consommation vs 46,2 %), déjà engagée depuis 2022 (38,8 %). Elle vient supplanter la famille des opioïdes qui, toutes molécules confondues, demeurait habituellement majoritaire. Le recours à ces substances, qui représentent 42,5 % des sessions de consommation, a effectivement connu une baisse (52,5 % en 2024 ; 54,2 % en 2023). Y compris pour l'usage de fentanyl par injection de patchs transdermiques de Durogésic qui reste pourtant, et de loin, le premier opioïde utilisé, ainsi que le deuxième produit consommé après la cocaïne (28,7 % en 2025 vs 32,8 % en 2024). C'est la première baisse observée, après une augmentation continue depuis son apparition en 2021. Et ceci au détriment des autres substances opioïdes comme l'héroïne (5,4 %), la buprénorphine (6 %) et le Skénan (1,7 %) qui sont chaque année de moins en moins utilisées. Le moindre recours au Durogésic pourrait s'expliquer par sa moindre disponibilité à la prescription.
Face à cette pratique somme toute répandue parmi une partie du public accueilli, nous observons les signes de dépendance et de syndrome de sevrage importants qu'il présente dans un contexte de marché instable. Bon nombre de ces personnes manifestent l'envie d'engager une démarche de soins, alors que les possibilités d'orientation sont faibles dans un contexte de saturation des CSAPA strasbourgeois, y compris celui d'Ithaque. À noter par ailleurs que, bien que toujours marginale, l'usage de kétamine a doublé depuis 2024 pour représenter 1,5 % des sessions de consommation en 2025. Cela concerne une frange plutôt jeune du public accueilli que le service parvient peut-être à davantage atteindre dans un contexte global de diffusion de cette pratique qui dépasse désormais le cadre de certaines scènes festives.
Produits — espace de consommation 2025
Cocaïne vs Opioïdes — tendance 2022–2025
Modes de consommation
L'injection est toujours le mode d'administration le plus utilisé (58,6 % des sessions de consommation). Chaque année, les personnes y ont cependant de moins en moins recours au profit de l'inhalation qui connaît, quant à elle, une progression significative (38,2 % en 2025 vs 14,4 % en 2021). Cela s'explique notamment par l'augmentation de la consommation de cocaïne par voie inhalée. Depuis 2024, et cela s'accentue en 2025, elle est davantage fumée (66,7 % en 2025 vs 53,6 % en 2024) qu'injectée (31,8 % en 2025 vs 41,2 % en 2024). Les niveaux de délivrance de pipes corroborent cette observation. Chaque année, elles sont de plus en plus demandées (14 653 en 2024 vs 3 927 en 2021).
Plusieurs hypothèses pourraient expliquer cette tendance : nous observons que certaines personnes injectrices de cocaïne ont tendance à se tourner vers l'inhalation dans un souci de réduction des risques et des dommages liés à l'injection. Certaines d'entre elles, et chacune à son rythme, parviennent à opérer totalement ce changement de pratique pour abandonner l'injection, accompagnées par l'équipe dans ce mouvement. L'inhalation de cocaïne semble par ailleurs être une pratique qui se développe dans un contexte d'augmentation significative de la consommation de ce produit en population générale ces dernières années. Et parmi les personnes qui adoptent cette pratique, de plus en plus ont tendance à se rendre à Argos (60,7 % des personnes incluses dans l'année déclarent avoir fumé de la cocaïne dans le mois précédent leur admission). À tel point que les quatre postes d'inhalation sont plus souvent occupés en simultané, ce qui demande une gestion des flux de la part de l'équipe.
Si, en dépit de sa diminution, la pratique de l'injection demeure toutefois privilégiée, c'est à la faveur de l'utilisation du fentanyl qui, en raison de sa forme galénique (patch transdermique), est ici exclusivement injecté dans le détournement de son indication d'usage initiale.
Modes de consommation — espace de consommation 2025
Certaines personnes injectrices de cocaïne opèrent progressivement un changement vers l'inhalation dans une logique de réduction des risques — accompagnées par l'équipe dans ce mouvement. Les quatre postes d'inhalation sont désormais plus souvent occupés simultanément.
4e Colloque international — Conseil de l'Europe
Le quatrième colloque international portant sur les SCMR s'est tenu les 18 et 19 juin 2025 au Conseil de l'Europe à Strasbourg. Organisé par Ithaque, en partenariat avec la Ville de Strasbourg et le Groupe Pompidou, il a réuni plus de 450 participants venant de 186 villes. Cette édition a été particulièrement marquée par sa dimension internationale avec 40 pays représentés parmi les orateurs. Pour la première fois, le continent africain a été mis à l'honneur avec la présence d'acteurs ivoiriens. L'un d'entre eux est intervenu en tant que pair pour présenter la situation et les programmes de réduction des risques dans son pays. Il est l'illustration de cette volonté forte, pour cette nouvelle édition, de donner largement la parole aux personnes qui utilisent des drogues, qui fréquentent ou souhaiteraient fréquenter des espaces de consommation supervisés s'il en existait dans leur ville, des personnes directement concernées par les politiques des drogues nationales. Ces témoignages saisissants ont démontré le nécessaire chemin qu'il reste à parcourir pour que, sur tous les continents, ces politiques agissent au mieux en faveur des droits des personnes et pour le développement des salles de consommation à moindre risque.
Il y a toutefois des raisons d'être optimiste au regard des dispositifs qui ont ouvert depuis la précédente édition du colloque, et qui continuent d'essaimer ci et là, en Europe pour la plupart, malgré les difficultés observées en France. Nous avons voulu donner la parole à leurs représentants pour que d'autres acteurs s'inspirent de ces initiatives encourageantes, bien que fragiles parfois, à l'échelle de leur territoire.
Un atelier d'écriture et une exposition dans le colloque
À l'occasion du colloque, l'équipe d'Argos souhaitait pouvoir faire lire des paroles d'usagers dans la ville de Strasbourg. À partir de cette idée est né le projet de créer des portraits artistiques qui poursuivraient ce but et qui seraient l'objet d'une exposition au centre-ville pendant le mois de juin, en collaboration avec la ville de Strasbourg. Barbara BELLIER (illustratrice), Marine SAIAH (photographe), Aurore BEGARD (Infirmière), Frédéric KREMBEL (éducateur spécialisé) et toute l'équipe d'ARGOS ont proposé aux usagers d'Argos des ateliers d'écriture et des entretiens qui ont permis de recueillir leur parole comme matière première à la création d'une exposition à l'hôtel de ville de Strasbourg. La participation a été tellement riche et productive que nous avons envisagé, au-delà de l'exposition, de restituer l'intégralité des propos des usagers sur le site web d'Ithaque. Merci aux usagers d'Argos qui nous ont fait confiance et qui ont pu partager avec nous leur expérience. Ils nous ont rendus riches de leurs textes et récits.
Nicolas Ducournau
Atelier d'expression musicale — Festival Musica
Pour la troisième année consécutive l'association Ithaque a collaboré avec le festival Musica. L'objectif est de proposer au sein de la HSA Argos des ateliers en lien avec la programmation du festival musical et ainsi favoriser des espaces de pratique culturelle et artistique. Cette année, entre septembre et décembre 2025, trois ateliers d'expression musicale ont eu lieu en collaboration avec Hervé Andrione, musicien-intervenant du festival. De plus, le vendredi 26 septembre 2025 au Maillon, trois usagers de la HSA ont pu assister à une performance de la programmation : Nexus de l'adoration, une création originale de Joris Lacoste. Ces différentes activités ont permis des moments de détente, de sociabilité collective et d'échanges particulièrement chaleureux. Les ateliers, d'une durée d'une heure et demie, ont réuni une dizaine d'usagers et ont également permis à des professionnel·le·s de prendre part à des courtes jam, ou d'écouter des improvisations.
L'harmonie était dissonante et complexe à atteindre mais une belle alchimie acoustique et de jolies sonorités se sont diffusées dans l'espace d'accueil. Voix et instruments (percussions diverses et looper) se sont mêlées à une ambiance assez joviale. Plusieurs personnes sont passées rapidement sans s'arrêter, mais globalement ce fût une réussite. On a pu faire faire loopinger nos voix, les brouiller, les faire se percuter à des percussions et même rapper de manière aléatoire.
Demain c'est loin*
Horizons cimentés, pickpockets, toxicos
Personnes honnêtes ignorées, superflics, Zorros
Politiciens et journalistes en visite au zoo
[…]
Marcher sur les seringues usagées, rêver de voyager
IAM, Demain c'est loin, L'école du Micro d'Argent, 1997.
Récit de la performance Nexus de l'adoration — Le vendredi 26 septembre, trois usagers de la Halte Soins Addictions Argos et deux accompagnateurs travailleurs sociaux ont pu embarquer au sein du Nexus de l'adoration. Cette expérience était très riche, et a pu démontrer l'intérêt des collaborations entre le festival Musica et des structures associatives. Bien que le spectacle ait pu être peu lisible d'entrée en termes d'accessibilité narrative, ce conte métaphysique et polyphonique nous a permis de prendre du recul sur nos activités quotidiennes. C'est avec un sourire non dissimulé que nous avons accueilli les références aux usages de drogues dans le spectacle – lesquelles sont au cœur de notre mission. Dans le futur, si le Nexus souhaitait s'intéresser aux possibilités du soin, et de la prise en compte des réalités des personnes précaires qui consomment des drogues, nous serions ravi·e·s qu'il fasse un arrêt à Argos. Nous l'attendons déjà ! Nous sommes certain·e·s que le chien d'Ulysse serait ravi d'aboyer à l'approche de ses adorateurices.
Alexis Grussi-Séné et Victor Steyer
Focus — Consommateurs jeunes
L'accueil et la rencontre à la HSA avec des consommateurs jeunes ont mobilisé de nouvelles réflexions au cours des derniers mois, s'agissant de profils dont des caractéristiques singulières nous ont interpellés. Il est intéressant de s'attarder un instant sur des spécificités repérées afin de penser nos accompagnements en direction de leurs situations particulières, tout en préservant et en entretenant leurs questionnements.
Ces personnes sont en situation d'emploi, en stabilité résidentielle, socialement et sociétalement actifs et intégrés, jeunes en âge mais pas nécessairement jeunes dans leurs expériences d'usages de stupéfiants. Ils viennent consommer à la salle de consommation, et sont réceptifs à la proposition de mettre en interrogation la place de la consommation dans leur vie et l'espace occupé présentement par l'objet drogue. Ces questionnements sont en réalité déjà amorcés et dynamiques, ne demandant qu'à être approfondis.
« On m'a orienté vers Argos car ici c'est conso et écoute, et non pas l'un ou l'autre. »
Souvent la nécessité d'une réflexion émane de la dégradation des relations familiales, du regard empreint d'incompréhension et parfois de soupçons que les proches, généralement les parents, commencent à porter sur eux. Il en résulte un enchaînement de réactions conscientes et inconscientes plus ou moins bien identifiées : prise de distance défensive, évitement des regroupements familiaux, sentiment de culpabilité, stratégies de justifications pour se rassurer soi-même et pour rassurer l'autre. L'identification de ces changements étaye le questionnement sur l'état de leur rapport actuel au produit et à la consommation. Leur lucidité les amène à venir se soutenir du regard des professionnels de la HSA, et à mettre au travail ces questions dans le cadre des rencontres avec l'équipe et d'entretiens individuels.
Ils se souviennent, déjà avec nostalgie malgré leur jeune âge, de leurs consommations occasionnelles dans un cadre festif, qui ont progressivement évolué vers des consommations plus régulières et extraites de la dimension festive pour rejoindre celle d'une utilité dans un quotidien. Déjà aussi ils ont presque renoncé à l'espoir de revivre les incroyables effets des premières fois, et le thème du plaisir associé à la consommation est interrogé. Support de l'aisance relationnelle, facilitateur de la détente post quotidien professionnel, anxiolytique... Si les bénéfices recherchés apparaissent repérés, les motifs de leur inquiétude émergente sont plus difficilement élaborables.
« Est-ce que je pourrais perdre mon libre arbitre et finir à la rue ? »
L'exploration de leurs préoccupations permet en premier lieu d'entendre la crainte d'une perte de la liberté de consommer ou de ne pas consommer, et le thème de la dépendance se trouve bien au centre de cette question. En question également, celle d'une situation globale actuelle stable sur les plans du logement, de l'activité professionnelle ou de formation, de l'inscription dans la famille, qui pourrait se trouver ébranlée par un potentiel déplacement du rapport au produit ou/et de sa place dans l'économie psychique, et notamment désirante, du sujet. Et question plus subjective, celle de sa capacité à pouvoir concilier sa consommation avec sa situation professionnelle, familiale, conjugale, sociale. L'équilibre entre toutes ces dimensions est perçu comme éminemment fragile, et la conscience d'une déstabilisation potentielle assortie à la crainte d'une déchéance psychique et somatique alimente généreusement l'élaboration.
Les réflexions proposées par ces personnes réunissent les fondements de nos missions et de nos aspirations d'accompagnement. La réduction des risques et des dommages se trouve au cœur des préoccupations exprimées, tout comme celle de l'inclusion sociale et celle du soin apporté aux dimensions psychique et somatique. En outre, le thème de la prévention occupe un pan essentiel dans le cheminement réflexif de ces jeunes consommateurs, et la question des dommages pourrait se révéler comme un support conducteur de l'accompagnement.
Dominique Weiss, psychologue